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Spectacle de prévention sur l’addiction aux écrans : quand l’art fait réfléchir
Quand la danse devient un outil de prévention
Il y a peu de temps, les French Wingz ont participé à un nouveau projet de prévention santé autour d’un sujet qui concerne de plus en plus de familles : l’utilisation excessive des écrans numériques.
Téléphone portable, réseaux sociaux, jeux vidéo, vidéos en ligne, applications… Les écrans font aujourd’hui partie de la vie quotidienne des enfants, des adolescents et des adultes.
Le problème n’est donc pas simplement de savoir s’il faut utiliser un écran ou non.
La vraie question est plutôt de comprendre quelle place les écrans prennent dans notre quotidien et à partir de quel moment leur utilisation peut devenir problématique.
Pour aborder cette question, les French Wingz ont utilisé l’art et la danse comme support de prévention, dans le cadre d’un projet réalisé en partenariat avec Addiction France dans les Yvelines (78).
Quand la danse devient un outil de prévention
Un sujet comme l’addiction aux écrans peut sembler difficile à traiter avec des jeunes.
On peut facilement tomber dans un discours très classique : « il faut moins regarder son téléphone », « il faut arrêter les jeux vidéo » ou encore « les réseaux sociaux sont dangereux ».
Mais la réalité est plus complexe.
Les écrans font partie de notre vie.
Ils servent à communiquer, travailler, apprendre, se divertir, écouter de la musique, regarder des vidéos ou jouer.
L’objectif d’une action de prévention sur les écrans n’est donc pas simplement de dire aux jeunes de ne plus les utiliser.
Il s’agit plutôt de les aider à réfléchir à leurs habitudes.
C’est justement là que l’art peut avoir un rôle intéressant.
Avec la danse, il est possible de raconter une situation sans commencer directement par un long discours.
Le mouvement, la musique et les situations présentées permettent d’attirer l’attention avant d’ouvrir la discussion.
Pourquoi parler de l’addiction aux écrans ?
Aujourd’hui, un téléphone peut accompagner une personne toute la journée.
On peut l’utiliser dès le réveil, dans les transports, pendant les pauses, après les cours ou le travail et parfois juste avant de dormir.
Les notifications, les messages, les vidéos courtes, les réseaux sociaux et les jeux sont conçus pour donner envie de revenir régulièrement.
Chez certaines personnes, cette utilisation peut prendre beaucoup de place.
Il peut alors devenir intéressant de se poser quelques questions :
Est-ce que je passe plus de temps que prévu devant mon écran ?
Est-ce que j’ai du mal à poser mon téléphone ?
Est-ce que je regarde mon téléphone sans même savoir pourquoi ?
Est-ce que les écrans prennent du temps sur mon sommeil, mes activités ou mes relations avec les autres ?
Est-ce que je deviens nerveux lorsque je ne peux pas utiliser mon téléphone ?
Ces questions ne signifient pas automatiquement qu’une personne est dépendante.
Elles peuvent simplement permettre de réfléchir à son utilisation.
Un spectacle pour parler autrement du numérique
Le choix d’utiliser un spectacle de prévention permet de sortir du cadre habituel d’une intervention.
Au lieu de commencer directement par des explications, l’art permet de créer une situation que le public peut observer.
Les spectateurs peuvent reconnaître certaines habitudes qu’ils ont eux-mêmes ou qu’ils voient autour d’eux.
Un jeune qui regarde son téléphone pendant un repas.
Une personne qui consulte ses notifications toutes les quelques minutes.
Quelqu’un qui reste devant un écran alors qu’il devrait dormir.
Un groupe d’amis qui se retrouve ensemble mais dont chacun regarde son propre téléphone.
Ces situations peuvent sembler banales.
Et c’est justement pour cette raison qu’elles sont intéressantes à questionner.
Une anecdote qui nous a particulièrement marqué
Pendant cette intervention, un moment nous a beaucoup fait sourire.
Avant de commencer, nous étions en train de préparer le spectacle et de discuter avec quelques jeunes présents sur place.
Comme souvent, l’ambiance était assez détendue.
Nous plaisantions avec eux, nous parlions de danse et certains nous posaient des questions sur les mouvements que nous allions présenter.
Puis, à un moment, nous avons remarqué quelque chose d’assez amusant.
Alors que nous étions justement là pour parler de l’utilisation des écrans, plusieurs jeunes avaient leur téléphone à la main.
Ce n’était absolument pas surprenant.
Mais l’un d’entre eux regardait son téléphone tout en discutant avec nous.
Nous lui avons lancé, en rigolant :
« Tu es capable de nous parler et de regarder ton téléphone en même temps ? »
Il nous a répondu très naturellement que oui.
Et il avait effectivement l’air de réussir !
Nous avons rigolé et nous avons continué à discuter.
Puis nous lui avons demandé ce qu’il faisait sur son téléphone.
Il regardait simplement une vidéo.
Rien d’exceptionnel.
Mais quelques minutes plus tard, nous avons remarqué qu’il avait toujours le téléphone dans la main alors que la conversation était terminée.
Un autre jeune nous a alors expliqué que lui aussi regardait régulièrement son téléphone « juste deux minutes ».
Et comme souvent avec ce genre de phrase, les deux minutes peuvent parfois devenir beaucoup plus longues.
Cela nous a fait sourire, mais cela nous a aussi rappelé pourquoi ce type d’action de prévention est intéressant.
Il ne s’agit pas de montrer du doigt quelqu’un.
Nous utilisons tous les écrans.
Les adultes comme les jeunes.
Nous pouvons tous nous reconnaître dans certaines situations.
D’ailleurs, nous avons nous-mêmes plaisanté sur le fait que les artistes n’étaient pas forcément les mieux placés pour donner des leçons.
Après tout, nous utilisons également nos téléphones pour travailler, communiquer avec les danseurs, gérer nos spectacles, regarder des vidéos ou publier du contenu.
La différence se trouve parfois simplement dans la capacité à savoir quand poser le téléphone.
Cette discussion a finalement créé une ambiance beaucoup plus naturelle autour du sujet.
Les jeunes ont commencé à parler de leurs habitudes.
Certains parlaient des jeux vidéo.
D’autres des réseaux sociaux.
Certains expliquaient qu’ils regardaient des vidéos avant de dormir.
Et surtout, chacun avait une utilisation différente.
C’est à ce moment-là que nous avons compris que le sujet était beaucoup plus large qu’une simple question de « temps d’écran ».
Il était question d’habitude, de sommeil, de concentration, de relations avec les autres et parfois même de difficulté à décrocher.
Nous avons ensuite pu poursuivre le projet dans cet esprit.
Sans jugement.
Sans donner de leçon.
Avec simplement l’envie de faire réfléchir.
Et c’est probablement ce qui nous a le plus plu dans cette intervention.
Les écrans ne sont pas forcément le problème
Il est important de faire la différence entre utilisation des écrans et usage problématique des écrans.
Un téléphone ou un ordinateur peut être très utile.
Les écrans permettent aujourd’hui d’apprendre, de travailler, de communiquer et de créer.
Le problème peut apparaître lorsque leur utilisation devient difficile à contrôler ou qu’elle commence à avoir des conséquences sur d’autres aspects de la vie.
Le sommeil peut être perturbé.
Les relations peuvent changer.
La concentration peut devenir plus difficile.
Certaines activités peuvent être abandonnées.
Et parfois, une personne peut avoir du mal à s’arrêter même lorsqu’elle sait qu’elle devrait le faire.
C’est ce type de situation que la prévention des addictions numériques permet notamment de questionner.
Réseaux sociaux, jeux vidéo et téléphone portable
Quand on parle d’addiction aux écrans, il est important de ne pas mettre toutes les pratiques dans le même panier.
Passer du temps sur un ordinateur pour faire ses devoirs n’est pas la même chose que passer plusieurs heures sur un jeu vidéo.
Regarder un film n’est pas forcément comparable à consulter les réseaux sociaux toutes les cinq minutes.
Le téléphone peut également avoir plusieurs fonctions.
Il peut servir à discuter avec ses amis, écouter de la musique, regarder des vidéos ou jouer.
C’est donc davantage la relation que l’on entretient avec l’outil qui mérite d’être observée.
Une action de prévention santé auprès des jeunes peut justement aider à faire cette différence.
Spectacle de prévention sur l’addiction aux écrans : quand l’art fait réfléchir
Pourquoi utiliser l’art pour parler des écrans ?
L’art permet de transmettre des messages sans forcément passer immédiatement par un discours théorique.
La danse peut montrer une situation.
Le théâtre peut raconter une histoire.
La musique peut créer une émotion.
L’image peut provoquer une réaction.
Ces différentes formes artistiques permettent d’aborder un sujet de santé avec un langage plus proche du public.
Pour les French Wingz, la danse est donc plus qu’une performance.
Elle peut devenir un outil de transmission et de sensibilisation.
Le spectacle permet d’attirer l’attention.
La discussion permet ensuite d’aller plus loin.
Le rôle du partenariat avec Addiction France
Ce projet a été réalisé avec Addiction France dans les Yvelines.
Cette collaboration permet d’associer le travail artistique à une expertise dans le domaine des addictions et de la prévention.
C’est important car un artiste n’a pas vocation à remplacer un professionnel de santé.
Le rôle des French Wingz est d’utiliser leur expérience artistique pour créer une forme adaptée au public et faciliter l’entrée dans le sujet.
Les professionnels spécialisés peuvent ensuite apporter des informations, répondre aux questions et accompagner les échanges.
Cette complémentarité permet de construire une action de prévention plus complète.
Comment aider un jeune à mieux gérer son temps d’écran ?
Il n’existe pas une seule solution qui fonctionne pour tout le monde.
La première étape peut simplement être d’observer les habitudes.
Combien de temps passe-t-on réellement devant les écrans ?
À quels moments les utilise-t-on le plus ?
Est-ce principalement pour travailler, communiquer, jouer ou regarder des vidéos ?
Est-ce que l’utilisation des écrans empêche de dormir suffisamment ?
Est-ce qu’elle prend la place d’autres activités importantes ?
Le dialogue est également essentiel.
Avec un adolescent, une discussion peut être plus efficace qu’une interdiction brutale.
L’objectif est de comprendre ses habitudes et de chercher avec lui un meilleur équilibre.
En cas de difficulté importante ou de perte de contrôle, il peut également être utile de demander conseil à un professionnel.
Quelques conseils pour réduire son temps d’écran
Pour les personnes qui souhaitent réduire leur temps d’écran, plusieurs petites habitudes peuvent être mises en place.
On peut par exemple éviter de garder son téléphone à côté du lit.
Désactiver certaines notifications peut également réduire l’envie de consulter régulièrement son téléphone.
Il peut être intéressant de prévoir des moments sans écran pendant les repas.
On peut aussi retrouver des activités qui ne nécessitent pas de téléphone : sport, danse, promenade, jeux de société, lecture ou simplement discuter avec ses proches.
L’idée n’est pas forcément de supprimer complètement les écrans.
Il s’agit surtout de retrouver un équilibre.
Un sujet qui concerne aussi les adultes
La question des écrans ne concerne pas uniquement les adolescents.
Les adultes peuvent également avoir des habitudes difficiles à modifier.
Téléphone professionnel, réseaux sociaux, vidéos, actualités, messages…
Il est parfois compliqué de faire une vraie pause.
C’est d’ailleurs ce qui rend la prévention intéressante.
Les adultes peuvent également se reconnaître dans les situations présentées.
Une action de sensibilisation aux usages numériques peut donc permettre d’ouvrir une discussion entre les générations.
Les parents peuvent réfléchir à leurs propres habitudes et mieux comprendre celles de leurs enfants.
FAQ sur l’addiction aux écrans
Qu’est-ce que l’addiction aux écrans ?
L’expression addiction aux écrans est souvent utilisée pour parler d’une utilisation excessive ou difficile à contrôler. Il est important de regarder les conséquences sur la vie quotidienne plutôt que de se baser uniquement sur le nombre d’heures passées devant un écran.
Comment savoir si un jeune passe trop de temps devant les écrans ?
Plusieurs signes peuvent inviter à réfléchir : difficulté à arrêter, sommeil perturbé, abandon d’autres activités, problèmes de concentration ou utilisation des écrans qui devient difficile à contrôler. Une situation particulière mérite d’être évaluée dans son ensemble.
Comment réduire le temps d’écran d’un adolescent ?
Le dialogue peut être une bonne première étape. Il est possible de définir ensemble des moments sans téléphone, limiter certaines notifications et proposer d’autres activités. En cas de difficulté importante, un professionnel peut apporter un accompagnement adapté.
Les jeux vidéo rendent-ils forcément dépendant ?
Non. Jouer à un jeu vidéo ne signifie pas automatiquement avoir une addiction. La question est plutôt de savoir si la pratique devient difficile à contrôler et si elle entraîne des conséquences importantes dans la vie quotidienne.
Les réseaux sociaux peuvent-ils poser problème ?
Une utilisation excessive ou difficile à contrôler des réseaux sociaux peut avoir des conséquences sur le sommeil, la concentration ou les relations sociales. La prévention permet justement de réfléchir à ses habitudes et à la place qu’ils prennent dans la vie quotidienne.
Pourquoi utiliser la danse pour parler de prévention ?
La danse comme outil de prévention permet de transmettre un message de manière artistique et accessible. Elle peut attirer l’attention, créer une émotion et servir de point de départ à une discussion avec le public.
L’art pour ouvrir la discussion
Cette intervention autour de l’addiction aux écrans numériques a permis aux French Wingz de travailler sur une autre forme de prévention.
Le sujet est actuel, proche du quotidien et parfois difficile à aborder.
Mais il n’est pas nécessaire de culpabiliser pour en parler.
Un téléphone n’est pas mauvais en lui-même.
Les réseaux sociaux, les jeux vidéo et les autres outils numériques font partie de notre quotidien.
La question est plutôt de savoir quelle place nous leur donnons.
Grâce à l’art, à la danse et au travail réalisé avec Addiction France dans les Yvelines, le spectacle devient alors un moyen d’ouvrir une discussion.
Pour les French Wingz, c’est aussi une nouvelle manière de mettre la danse au service de la transmission, de la sensibilisation et de la prévention santé.
Parce qu’un spectacle peut divertir, mais il peut aussi faire réfléchir.
Et parfois, une simple question posée après une représentation peut être le début d’une vraie prise de conscience.
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